Bienvenues

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Oakland News
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jeudi 14 août 2008

Oakland. Une petite ville isolée dans un décor accueillant, tranquile de réputation, agréable d'après les habitants. Fidèle aux cotumes de tout village, les rumeurs ont toujours été ici la principale source d'occupation. Déconcertantes ou stupides, elles ont continuellement circulé parmis les rues à la recherche d'oreilles ennuyées. Peu à peu, elles ont même commencé à alimenter le journal local, qui a vu son nombre de lecteurs augmenter considérablement grâce à ces pages sans fondement. Mais bien vite, le doute s'est insinué dans les consciences, et la confiance a disparu parmis les voisins, incapables de différencier le vrai du faux. Dans ce chaos de commérages, se faire croire est devenu une épreuve presque insupérable, et un climat de méfiance s'est installé entre chaque appartement. Pourtant, les nouvelles fusent chaque jour, toujours plus incoryables, toujours plus dangereuses. Involontairement, cette ville est devenue idéale pour tout type de personne répertoriée dangereuse, puisqu'il est aisé de se fondre dans la masse et continuer son affaire sans éveiller les soupçons d'un public incrédule. Quelqu'un sera-t-il capable de mettre un peu d'ordre dans ces mensonges éhontés? Arrivera-t-on un jour à retrouver la bonhomie qui rendait ces lieux si attrayants? Quel sera le prix de la vérité? En vaut-il vraiment la peine?

Emilie Sanders

# Postato giovedì 14 agosto 2008 14:55

Modificato sabato 23 agosto 2008 16:47

Article 1____________par Annaïs

Article 1____________par Annaïs
- C'est très décevant de votre part, Mlle Sanders. Votre article est totalement absurde. Vide. Il n'apporte rien au lecteur, rien d'autre que de l'ennuie et quelques paroles stupides. Je vous pensais plus censée. Ce devoir ne mérite même pas qu'on s'attarde sur lui. Retournez à votre place et tâchez de vous efforcer d'avantage la prochaine fois.

La jeune fille regarda avec peine comment sa feuille tant travaillée atterrissait sauvagement dans la corbeille, abandonnée sans cérémonie à un oublie qu'elle ne méritait pas.
Emilie n'eut pas la force de répondre, de défendre son article et de le sauver de cette injuste critique. L'homme à la veste brune l'intimidait, avec sa moustache peignée rigoureusement et ses cils épais toujours froncés au-dessus de deux yeux sombres et inquiétants.

Résignée, elle retourna lentement à sa place, ses délicieuses boucles blondes frôlant ses épaules arrondies au rythme de ses pas. Elle s'assit derrière son bureau en bois, ses prunelles couleur chocolat se posant sur les graffitis qui ornaient la table.

Le cours se poursuivit avec la lecture d'articles variés, qui tous pour elles manquaient d'authenticité, de maturité. A les écouter, ils ressemblaient à des essais d'un enfant voulant jouer un mauvais tour à une personne peu appréciée. Ce n'était rien d'autre que ça. Des enfantillages vides de sens et d'importance. Des paroles quelconques qu'on avait vaguement crues entendre et qu'on avait déformées afin de les rendre alléchantes. Parler pour vendre. Peu importait ce qui était dit tant que le lecteur en raffolait encore et toujours. Voilà à quoi on en était réduits.

C'était effrayant.

Isolée par ses pensées, la jeune étudiante n'approuvait pas ce commerce ridicule. Depuis toujours, elle rêvait de voir son nom figurer à la suite d'un article. « Emilie Sanders ». Mais pas de cette façon. Sa curiosité l'avait toujours poussée à trouver la vérité, où qu'elle se cache, et ne jamais s'arrêter aux apparences d'une réussite facile. Il fallait que toute cette comédie cesse. Car après tout voilà ce que c'était : la comédie humaine. Une poésie sans sonorités, un théâtre sans comédiens, un auteur son encrier. Des articles sans valeur. Quelqu'un devait mettre un terme à ces sottises et révéler aux yeux de tous la vérité, sans censures ni sous-entendus. Il était grand temps d'interrompre ces absurdités qui dispersaient peu à peu les gens.

Déterminée à restaurer ce qui s'était perdu à cause de simples feuilles de papier, Emilie fut contrainte tout de même de laisser un sourire triste assaillir ses lèvres sérieuses.
Que pouvait-elle, elle, simple fille de 17 ans, contre un empire de mensonges qui devenait plus fort de jour en jour ?

# Postato giovedì 14 agosto 2008 17:30

Modificato sabato 23 agosto 2008 16:44

Article 2____________par Audrey

Article 2____________par Audrey
Mettre un pied devant l'autre. Garder le sens de l'équilibre apte à nous faire marcher. Voilà à quoi se résumait l'avancement dans ce monde où rien n'est d'acquis. Le vent frôlait la peau de qui s'avanturait à l'extérieur de sa demeure. Les frissons prenaient place sur qui ne s'était pas rendu compte de combien le temps s'était refroidi depuis le soir précédent .. Ses cheveux volaient au vent et ses bottes nous laissaient deviner la direction dans laquelle elle allait .

- Mademoiselle Blair! Attendez ..

Un homme barbu. Un ventre arrondi montrant une gourmandise surprenante et non-contrôlée laissait cadrer dans son entourage le voisin de Jade-Alyson .Un homme bien propre, irréprochable le décriraient certains, mais Adon croyait depuis toujours qu'un comportement bien en actes et en apparences cachait bien plus qu'une personne responsable ..
Elle s'arrêta tout de même avant d'afficher un joli sourire pour son voisin .

- Bonjour Monsieur Herley !
- J'aurais une petite question pour vous ..
- J'aimerais bien y répondre mais je suis pressée ..
- Vous n'avez même pas quelques minutes ?
- Bon .. D'accord alors !

Ils prirent place sur un banc dans le parc principal d'Oakland. Il n'était pas rare de voir des gens de différentes générations prendre place côte à côte à divers endroits dans cette petite ville et discuter tranquilement. Mais cela restait tout de même mal vu par certaines personnes. Son sac sur les genoux, Adon tendait l'oreille à la demande de son voisin .

- Ce dont vous avez parlé hier dans le journal; sur la supposé fermeture de la ville. Qui vous en a fait part? Parce que je dois vous avouer que cela m'inquiète. Je ne saurais où aller!
- C'est du bouche à oreille.. Rien de vraiment fondé.. Si vous voulez mon avis, ce ne sont que des ragots stupides et insensés lancés par une personne en manque d'imagniation. N'y portez pas plus d'attention et continuez à vivre..


Une certaine méfiance restait toujours logée dans son estomac . Lorsqu'un homme, veuf depuis seize ans, d'une soixantaine d'années tel que M.Herley, que vous connaissez depuis toujours et qui vous dévisage, vous, jeune femme de 19 ans, journaliste et rebelle malgré tout,
une méfiance inexpliquée a-t-elle raison de prendre place dans votre organisme? (Au passage, Adon = Hayden)


# Postato venerdì 15 agosto 2008 18:06

Modificato sabato 23 agosto 2008 17:20

Article 3____________par Annaïs

Article 3____________par Annaïs
Son doigt caressait le luxueux papier qui remplissait l'intégrité de sa poche. Un sourire au bout des lèvres, il marchait paisiblement dans la rue, flânant dans le boulevard principal sous un doux rayon de soleil. La matinée avait été fructueuse, et son travail amplement récompensé par les liasses de billets bien protégés entre ses mains délicates.

Enfant, ses parents n'avaient cessé de lui rabattre les oreilles en répétant inlassablement que ses espérances étaient vaines. Mais ils s'étaient trompés. Il avait toujours su qu'il avait raison d'y croire, et jamais il ne se serait imaginé que ce serait si simple. Il lui avait suffit de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, et d'utiliser le bon argument. Son talent avait parlé pour lui, et de témoin dérangeant il était devenu allié puissant.

Parfois les gens s'étonnaient de son succès si rapide malgré son jeune âge. A 19 ans, la plupart des jeunes faisaient encore des études. Mais lui, il avait déjà sa propre rubrique dans le quotidien de Oakland. Certains curieux avaient essayé de comprendre cette ascension sans précédant, mais la majorité s'était désintéressée de ce cas après avoir émis d'inutiles hypothèse pendant un certain temps.

Un filet de lumière s'abattit sur ses yeux clairs, et il fit glisser ses lunettes de soleil sur son nez fin. Passant une main dans ses cheveux courts, il soupira de satisfaction.

Derrière ses lunettes sombres, il remarqua une jeune femme de son âge, des boucles d'or jaillissant autour de son cou, ses profonds yeux amande couverts d'un voile de désapprobation. Il la détailla d'un simple coup d'½il, appréciant ses formes avantageuses et désirant déjà laisser ses lèvres parcourir ce corps généreusement proportionné.
Avec une importante somme d'argent dans sa veste et une renommée sans pareil à son travail, Chase se croyait le roi du monde, jeune prétentieux aux allures désinvoltes.
Ajustant son sourire avec un air gourmand, il s'avança vers elle occultant ses intentions derrière les épais verres recouvrant ses yeux désireux.

# Postato sabato 23 agosto 2008 16:50

Modificato lunedì 25 agosto 2008 11:04